Comment soigne-t-on l'asthme ?


Le traitement de la crise

Il va apporter au moment de la crise un soulagement rapide.

  • Il s’agit de médicaments qui ouvrent rapidement les bronches, ce sont les bronchodilatateurs de courte durée d’action. La respiration est donc rapidement facilitée.
  • Ces médicaments sont le plus souvent donnés par voie inhalée car ils agissent directement sur les bronches.
  • Ils existent aussi par voie injectable, lorsque la voie inhalée ne suffit pas.
Le traitement de “fond”

En cas d'asthme persistant, il doit être pris de façon régulière, quotidienne, afin d’éviter les symptômes et les exacerbations et empêcher la dégradation de la fonction respiratoire au cours du temps (lorsque celui-ci est nécessaire).

Il comporte plusieurs aspects :

  • Médicamenteux :
    Les corticoïdes par voie inhalée : ils luttent contre l’inflammation. Ce sont les dérivés de la cortisone qui, lorsqu’ils sont pris aux doses thérapeutiques recommandées par voie inhalée, ont moins d’effets indésirables que lorsqu'ils sont pris par voie générale (c’est-à-dire en comprimés ou en injections).

    Les bronchodilatateurs de longue durée d'action : ils sont différents de ceux utilisés  pour le traitement “à la demande”. Ils ont une longue durée d’action (environ 12 h) et ne sont pris que matin et soir. Ils doivent toujours être pris avec des corticoïdes inhalés. Il ne faut jamais les utiliser pour le traitement “à la demande” des symptômes.

    Il existe des systèmes d'inhalation réunissant un corticoïde et un bronchodilatateur de longue durée d’action inhalés.

    Les anti-leucotriènes : sont disponibles en comprimés et doivent être administrés (à partir de 6 ans) en association avec les corticoïdes inhalés, lorsque ceux-ci ne suffisent pas à contrôler la situation.

  • Les mesures de contrôle de l’environnement :
    Elles sont indispensables si l’on a identifié une substance allergisante responsable des crises et sont fondées sur l’éviction des facteurs déclenchants environnementaux.
    Par exemple :
    - éviter le tabagisme,
    - contrôler les allergènes (acariens, pollens, animaux, moisissures…)
    - et faire des efforts particuliers les jours de pollution.

  • La désensibilisation (ou immunothérapie spécifique)

  • L’éducation thérapeutique des malades mais aussi de leur entourage, afin qu’ils connaissent mieux leur maladie et ses traitements, auxquels ils doivent participer activement.
    Cette éducation thérapeutique porte en particulier sur l’importance de la régularité du traitement de fond (aussi bien sur le plan médicamenteux que sur celui du contrôle de l’environnement), les signes d’alarme et la conduite à tenir lorsqu’ils surviennent. Elle doit aussi insister sur la technique d’utilisation des dispositifs d’administration des traitements inhalés : si cette technique n’est pas maîtrisée, le traitement ne pénètre pas assez loin dans les poumons et perd donc de son efficacité.
    Par ailleurs, pour améliorer cet apprentissage, il existe en France des lieux spécialisés comme les Écoles de l’Asthme, les Espaces du Souffle qui permettent aux asthmatiques de mieux comprendre cette maladie et mieux la contrôler.

Et pour mon enfant ?

En dehors des traitements, la kinésithérapie et la rééducation, de même que des séjours en altitude, sont parfois intéressants.
Par ailleurs des mesures d’hygiène sont évidemment à appliquer.
(Voir “Peut-on prévenir les crises d’asthme ?”)


 

Asthme et BPCO en questions

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Mis à jour le 29 février 2008